PRÉAMBULE à ouvrir un commerce
Nous n’aborderons pas le rachat de boulangerie, ou l’ouverture d’une franchise de boulangerie, trop risqué à Montréal ou ailleurs…Bien que « le petit paris » sur avenue mont-royal, c’était un rachat
Cet article s’adresse à ceux qui maitrisent parfaitement leur métier, et toutes les techniques liés à la boulangerie et à la viennoiserie.
Bref passer d’abord votre CAP, votre DEP ou formez vous par apprentissage, et n’oubliez pas que c’est un travail physique et de dextérité manuelle.





Autre préambule
Si vous avez les sous, ne faites pas de petites économies, achetez du neuf que vous ferez passer en frais d’amortissement chaque année. Cela vous évitera du matériel qui tombe en panne rapidement, souvent pour le changer, et vous ne serez pas en contacts avec des escrocs à la petite semaine qui tout à coup vous entourent
Introduction à ouvrir un commerce
Nous allons donc partir d’une création ex-nihilo, tout a faire, la belle affaire !
Alors c’est parti en mettant a profit une grosse expérience de gestion de projet, et surtout la création de deux boulangeries : une à Montréal, et l’autre à OKA.
Les risques d’ouvrir un commerce, selon maitre jodah
- Cambriolé, tu seras, avec ta porte fracturée ou ta vitre défoncée
- Les souris et rats, tu connaitras
- La MAPAQ, la CNESST, ou le CIUSSS, ou un autre organisme de contrôle que tu ne connais pas encore, te visitera
- Panne d’équipement, absence d’employé, client acariâtre comme pticalou,vol à l’étalage, usager défoncé de drogue de rue,1 * sur Google, commentaire sur tes produits sera ton quotidien
- Et personne ne t’aidera… tu seras enfin libre !
Trouver le local adapté dans Montréal, ou OKa
C’est un peu le coup de pot. Tu traines désœuvré dans ton quartier, et tu vois des travaux de rénovation dans la rue à coté de chez toi. Tu poses des questions pour savoir qui est le propriétaire et tu le contactes.
Nous avons connu une 1er expérience au marché saint jacques, pensant être mieux armé avec d’autres commerces, mais un promoteur est rarement un bon propriétaire, c’est avant tout un business man.
Alors au bout de 4 ans, avec la fin du bail, on a filé vers un autre local, plus grand et donnant sur la rue . C’est pour cela qu’il faut se méfier de s’établir dans des centres d’achats .
Le propriétaire , c’est la 1er clé de ta réussite.
Il faut qu’il y ait une relation de confiance . Je ne me vois pas taper dans le dos de pierre, qui est un homme d’un certain standing, mais quand je lui écris pour une bonne raison, il me répond.
Avec Willem, sur OKA, on a trouvé un mode encore plus proche.
Être deux : la seconde clef
Difficile de faire la production en se levant tot, assurer la maintenance et les commandes,puis faire la comptabilité, et les RH l’après midi. Vous pouvez être dans un mode classique à la française, ou le couple travaille ensemble. Vous pouvez aussi partir avec un bon associé, mais écrivez alors un protocole d’accord.
Créer une société incorporée au Québec (avec un bon avocat),
négocier le bail (avec le même bon avocat): ce n’est pas comme avec la régie du logement, il n’y a rien de standard
Trouver les fournisseurs compétents,
Demander plusieurs soumissions par poste
- Architecte pour les plans (local nu)
- Four a sole / Pétrin / diviseuse / façonneuse / parisien / armoire de fermentation
- Polissage du plancher
- Ébéniste
- Électricité
- Téléphonie et terminal de paiement
- Plomberie
- Peinture
- Ventilation
- Forage pour conduit de ventilation
- Chambre froide
- Marbre
- Caisse de paiement
- (éviter de prendre un entrepreneur, et faire la maitrise d’œuvre soi-même)
- Trouver le financement et établir un business plan,
- Se déclarer a Revenu CANADA et revenu Québec,
- La ville de Montréal : Se déclarer a l’arrondissement (payer),DEMANDER un permis pour son enseigne (payer)
- Passer l’examen de supervision en hygiène,
- Choisir une banque,
- Monter un outil de suivi sous excel,
- Recruter des employés pour la production et la vente,
- Voila, Il y a plus qu’a :
Et je ré-insiste ,un point très important, éviter les escrocs montréalais qui vous sont recommandés par les gens qui vous veulent du bien : ici c’est vous qui commettez les erreurs, pas ceux qui vous ont conseillé…
Il nous a fallu trois (3) mois pour faire tout cela, et en me relisant je n’arrive pas a y croire ! c’est beau l’Amérique.
Je raconterais dans le prochain article les débuts de la boulangerie avec la découverte des équipements et la conception des produits, sans phase de tests.

