Je reprends ce titre d’une chanson de Maxime LEFORESTIER, car il exprime bien ce que nous faisons a la boulangerie PAIN A TARTINE dans notre quartier de CENTRE SUD à Montréal ! Un arbre cela se plante en milieu favorable dans un jardin ou une foret,ou alors parfois il pousse dans une crack du bitume de la chaussée. Il commence a grandir au milieu du pipi de chien, des charrues de la ville, des usagers de drogues ou des brigades de propreté. Personne ne s’occupe de lui. Il grandit cependant, il lâche pas, c’est dans son ADN. Et puis un beau jours de printemps, il est suffisamment grand pour être remarqué et accepté, il porte des fruits, et monte vers le ciel entre les murs, apportant de l’ombre pendant l’été.

Personne n’a voulu de lui, cependant il est devenu incontournable dans le quartier. Et ce alors que la santé publique, avec la complicité de la ville, et sous le fallacieux prétexte d’éviter des surdoses, a instauré un laisser faire pour l’usage des drogues dans la rue.
Je ne cherche pas a tresser des couronnes de laurier au boulanger, juste replacer dans son contexte l’existence d’un commerce artisanal au 21e siècle.
Une ville sans boulangerie ?
Comment faire exister dans une ville dont les résidents sont ignorées par une administration connectée essentiellement sur l’industrie de la construction et le tourisme, une boulangerie ( ou un autre type d’entreprise) artisanale qui produit et vend sur place ? Bref comment planter un arbre dans la ville ?
- Sans un propriétaire intelligent conscient de la qualité de vie qu’il faut apporter aux citoyens de Montréal, ce serait impossible
- Sans de nombreux clients amateurs de bon pain ce serait impossible
- Sans l’acharnement des entrepreneurs qui croient en la vertu de leur modèle économique ce serait impossible
- sans des équipementiers et des fournisseurs fiables et de qualité ce serait impossible
- comme vous voyez, il y a beaucoup de conditions nécessaires !!!! En particulier de la passion et beaucoup de travail .




les absents
- la ville de Montréal, que ce soit l’administration ou les conseillers de district. A se demander si ils habitent le quartier ?
- les pouvoirs provinciaux ou fédéraux qui sont sur orbite, focalisant sur la quantité plutôt que la qualité, privilégiant l’industrie agro alimentaire systématiquement .
- les syndicats ou organisations para administratives de tout ordre, du type fond agricole canadien, qui vous regarderont crever en temps de COVID19 sans bouger le petit doigt !
- les influenceurs de tous poils qui vont privilégier toujours les mêmes, ignorant les entreprises qui font preuve d’activisme ecologique
- la santé publique qui ne fait pas du tout de travail sur l’éducation alimentaire